Montag, 22. März 2010

Makten i Norge (Le pouvoir en Norvège)

Ce week-end, je suis allée à Oslo, à la découverte de cette ville, de la Norvège et du norvégien. J'ai pris le bus samedi matin, toute guillerette, encore une fois ravie de pouvoir profiter de l'espace Schengen. Hum. Hé bien, ma première expérience du pays aura été légèrement en contradiction avec l'image idyllique que je me faisais de la libre circulation des personnes. A la frontière, la police norvégienne est montée dans notre véhicule et a contrôlé tous les papiers d'identité. Manque de bol, j'étais la seule ni suédoise ni norvégienne, aussi blonde aux yeux bleus que je sois (Avant de m'entendre parler, les Suédois se trompent, ah ah. Tout à l'heure, quand j'ai dit à un camarade de l'atelier d'espagnol que non, je n'étais pas suédoise, il m'a demandé si j'étais finlandaise... Vivent les préjugés.).

Du coup, le policier m'a demandé ce que j'allais faire à Oslo. Le tourisme ne lui a pas suffi. Est-ce que je connaissais quelqu'un là-bas ? Euh, oui, j'allais y voir une amie d'amie. D'où venait-elle ? Du Mexique. Ah m***e. Là, dans la tête du policier, ça a dû faire "En France, il y a plus de drogues qu'en Norvège. Et en plus, cette jeune fille connaît une Mexicaine, or la drogue en Amérique du Sud, blablabla". Ironie du sort, le livre que je lisais, et que le policier n'avait pas vu, était un roman sur la vie de femmes dans une prison mexicaine. J'étais donc dans l'ambiance... Quand le policier m'a dit de descendre du bus avec mes deux sacs. Gloups. Enfin, à la fois gloups et pas gloups, étant donné que je n'avais rien à me reprocher, et que nous sommes en Europe, continent de justice, non.

Mais en vrai, je n'étais pas à l'aise du tout. J'ai suivi le policier et une collègue à lui dans la douane. Le policier est parti avec mon Eastpack, et mon sac à main et moi avons dû suivre la madame. Pour aller dans une pièce isolée, y enlever tous mes vêtements, faire deux flexions devant la policière pour qu'elle vérifie que rien n'allait tomber d'entre mes jambes (Et si j'avais porté un tampon, elle me l'aurait réclamé comme mes chaussettes et ma culotte ? Avec le recul, j'aurais bien aimé lui balancer un truc dégueu à la figure, d'ailleurs. Or au début de la journée, je ne pue pas encore trop des pieds, elle n'a même pas dû être agressée par mes chaussettes.), attendre qu'elle ait tout examiné avant de me rhabiller, la regarder sortir chaque affaire de mon sac, lui expliquer ce qu'était mon billet de TGV Paris-Brest de janvier, parce qu'il l'a beaucoup perturbée, lui préciser où j'allais passer la nuit, réservation d'auberge de jeunesse à l'appui, etc. Je suis très fière car je suis restée à la fois docile et stoïque. Le seul côté positif de l'affaire aura été le dialogue norvégien de la douane - suédois à l'accent français. Cependant, cette expérience aura surtout été désagréable. On ne m'aura pas expliqué pourquoi on a choisi de me contrôler, et en plus, on ne se sera pas excusé. On m'a laissée partir et basta. Le bus m'avait attendue, j'y suis revenue, un peu étourdie par les événements, et surprise de constater que la Norvège est assez fermée pour réserver un tel accueil à une touriste européenne. Je me sens plus proche des gens arrêtés à leur tronche en France, maintenant...

Heureusement, quelques temps plus tard, le bus a atteint Oslo, où j'ai rejoint ma connaissance mexicaine, et l'Espagnole chez qui elle logeait, toutes deux très gentilles. Et toute contente de mettre les pieds dans une ville si jolie et riche de choses à découvrir, j'ai oublié le traitement méfiant qui m'avait été infligé auparavant. J'ai des milliers de choses à raconter, ça viendra en plusieurs bouts. Je me suis dit que pour aller avec le pouvoir de la douane, je pourrais présenter le pouvoir en Norvège...


Voici le parlement norvégien, que j'ai eu la chance de visiter grâce à l'organisation d'enfer de mes deux compagnonnes.


J'ai ainsi vu la salle où les députés débatent et votent. C'est le premier parlement que j'ai jamais vu de l'intérieur !


Chaque personne siégant a une petite table toute mignonne avec un bouton rouge pour voter contre, et vert pour voter pour. Même pas besoin de parler norvégien pour être député ici. Enfin, euh, pour voter quoi.


Et ça, c'est une pièce très connue en Norvège, car c'est là que les journalistes attendent la sortie des députés. J'aime bien les couleurs des tableaux, y'a de la joie !

Le Parlement est là pour garder un oeil sur le pouvoir exécutif, de nos jours des ministres, mais avant, le roi, qui existe toujours, mais qui ne décide de rien. Cependant, ce que l'on voit des fenêtres de la salle de vote n'est autre que le palais royal, que je suis allée observer. Pas question d'y rentrer, la famille royale y habite tout le temps, sauf en été.


Tada ! Avec un autre drapeau, celui du roi je suppose. Le parlement voit le palais...


Et le palais voit toute la ville !

Tout cela étant dans une partie magnifique d'Oslo. Cependant, hier, j'ai cherché le quartier des ministères, et l'ai trouvé.


Une zone moyennement jolie, où des églises apportent un léger charme d'antan à des rues remplis de bâtiments bétonés.

Et où une sculpture à la grâce incertaine fait office d'élément artistique. Heureusement, j'ai vu mille fois mieux... La suite dans de prochains épisodes où ma vision du pouvoir de la Norvège aura été plus admirative qu'apeurée et menacée...


Kommentare:

  1. Rah mais c'est horrible cette fouille. Comment on peut encore autant fouiller un europeen dans un pays europeen? surtout qu'avec ton visage d'ange, comment ils ont pu te fouiller intégralement????? ma pauvre t'as du passer un sale moment... enfin t'as pu quand meme avoir un petit apercu de la Norvège. bisous de brest

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  2. Merci :o) Je ne sais pas si j'ai un visage d'ange, quand même, ah ah.

    T'as vu le billet Paris-Brest l'a surprise. Elle croyait que c'était mon billet pour venir en Suède. Brest en Suède mouah ah ah.

    En fait, heureusement que j'ai été fouillée à l'aller, parce que la visite de la ville m'a vite changé les idées ! C'est cool Oslo.

    Et puis la Norvège est dans l'espace Schengen, mais pas dans l'UE, d'où ces pratiques d'antan à la frontière. Mais ils auraient pu avoir un chien, des machines, chépakoi, ce pays est bourré de fric et ils en sont quand même réduit à foutre les gens à poil...

    Enfin, j'ai pas eu de chance je crois, les Norvégiens ne sont pas tous comme ça ! Et j'sais pas s'ils savent tous ce qui se passe aux frontières.

    Bisous !

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  3. Très choquant, cette fouille. J'imagine qu'ils cherchaient quelqu'un...

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