Montag, 22. Februar 2010

Nyheter från centret (Nouvelles du centre)

Aujourd'hui, deux nouveautés, mon bureau, et l'arrivée de mes données !

J'ai changé de bureau, mais la recette reste la même. Pour que je puisse travailler, il me faut une table, une chaise, un cable éthernet, une prise électrique, etc, le tout contenu dans une pièce bien éclairée. Le centre ayant l'air dépourvu de place libre, je dois squatter chez quelqu'un d'absent. Les deux dernières semaines, j'ai profité du voyage d'un chercheur en Afrique, il y a récolté des bestioles ou plantules, je ne sais pas, et fait un safari. Son retour étant prévu cette semaine, j'ai remballé mes affaires et ai demandé à ce que l'on me trouve un petit coin. Il fallait encore quelqu'un de parti, ils ont trouvé... le doctorant en congé parental ! Oui, ce jeune homme prend six mois pour s'occuper de son bébé, blondinet d'après la photo encore affichée sur le mur. Je crois que ce genre de pratique est assez peu courant en France, et en Allemagne aussi. Hein quoi, pourquoi parler de l'Allemagne ? Parce qu'un autre ingrédient du bureau idéal est le voisin allemand parlant également suédois et anglais, avec qui il est impossible de ne pas se comprendre. Avant, je cotoyais un post-doc physicien, marié et papa d'un petit garçon dont j'ai eu l'occasion de voir les grands yeux rieurs il y a peu. Maintenant, je travaille à côté d'une thésarde biologiste également diplômée de médecine vétérinaire à spécialité alternative (acupuncture et compagnie), mariée elle aussi, sans enfant à ce jour. J'ai de la chance car les deux sont très sympas. Dernier point important d'un nouveau bureau, la vue depuis la fenêtre ! Beaucoup de neige encore, cette fois ci sur une petit colline parsemée de conifères. Je n'ai pas pris de photo car... je ne sais pas encore ouvrir le store, honte à moi.

Et parce que ce grand jour est un grand jour pour de vrai, j'ai commencé à regarder les données patiemment récoltées par des écologistes suédois lors de l'épidémie de 2002. Environ deux milles cadavres ont été récoltés, mesurés, certains organes ont été prélevés, ainsi que du matériel génétique. J'ai ainsi fouiné dans un grand tableau Excel où j'ai eu des rires jaunes en lisant les champs de commentaires (en suédois, là, on peut vraiment dire que ça me sert pour mon travail) : "Attention, taille corporelle sans la tête" avec à côté "Il manquait la tête", ou bien "Yeux non présents" parce que ces pauvres bêtes, une fois décédées puis échouées, servaient un peu de friandises aux oiseaux... Dans mon premier programme, je fais tomber malade et mourir des tas d'animaux lors des simulations, sans pitié ni arrière-pensée, aujourd'hui j'ai découvert la vraie vie, le carnage que j'étudie. Je dois dire que je suis admirative du travail des personnes qui ont ramassé les corps et ont travaillé dessus, c'est du bon boulot, et ça devait vraiment pas être drôle.

Ah, et un détail au fond non négligeable, je me décoince de plus en plus lors des conversations au déjeuner. Ce midi, nous avons parlé de la neige, qui est tellement tombée cet hiver qu'elle crée d'énormes problèmes pour les voitures et les trains. J'ai lu dans un journal qu'un train est resté bloqué 14 heures pendant la nuit, les passagers ne pouvaient ni manger... ni aller aux toilettes ! Je ne prendrai pas le train avant que toute la neige ait fondu ! Ou peut-être que si, car c'est parti pour durer...

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